La cérémonie de remise des prix du Concours du Lobbying 2026 s’est déroulée le 8 juillet au Cercle National des Armées (Paris). Cette édition était parrainée par M. Philippe Latombe, député de la Vendée. En ouverture, ce dernier a rappelé que le lobbying contribue utilement au débat public lorsqu’il est pratiqué « avec rigueur, éthique et méthode ». Des principes essentiels, que le Concours contribue à porter depuis sa création, en 2001.

Un podium très serré !
La concurrence entre les différentes formations a été particulièrement rude cette année : moins d’un point sépare les quatre équipes arrivées en tête au classement individuel. Sciences Po Grenoble décroche la première place, avec l’équipe ayant travaillé sur le sujet proposé par Boehringer Ingelheim, suivie de très près par deux groupes exæquo à la deuxième place : Sciences Po Bordeaux et l’Université Paris-Dauphine, respectivement pour leurs prestations au service de l’Association Française du Rail (AFRA) et de One Voice. Une seconde équipe de Sciences Po Bordeaux, également mandatée par Boehringer Ingelheim, complète ce podium.
Au classement par école, qui reflète la moyenne de l’ensemble des groupes d’une école, tous sujets confondus, c’est Sciences Po Bordeaux qui décroche l’or, devant l’Université Paris-Dauphine (argent) et Sciences Po Grenoble (bronze). L’Institut Catholique de Paris et l’ESPOL occupent respectivement les quatrième et cinquième places.
Des organisations et problématiques variées
Comme l’a rappelé Lionel Sinquin, directeur exécutif de Spin Partners, le Concours du Lobbying poursuit deux objectifs : « contribuer à former les professionnels des affaires publiques de demain, et promouvoir une pratique responsable, exigeante et transparente du lobbying ». Cette ambition a bénéficié, cette année encore, d’un large soutien, offrant aux étudiants la possibilité de travailler sur des problématiques variées.
L’Association Française du Rail proposait ainsi aux étudiants de travailler sur l’ouverture à la concurrence du secteur ferroviaire, tandis que le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim souhaitait mettre en lumière la prévention comme levier d’efficience pour la soutenabilité des finances publiques. De son côté, La Coopération Agricole invitait les étudiants à réfléchir à la manière de (re)nouer le lien entre les Français et les acteurs du monde économique de la production agricole et alimentaire. Enfin, l’association de défense des animaux One Voice souhaitait encourager la France à maintenir un niveau de protection stricte des loups. Autant de sujets qui témoignent de la diversité des enjeux auxquels les professionnels des affaires publiques sont aujourd’hui confrontés.
Un exercice inspirant pour les partenaires
Au-delà de la compétition, la richesse des échanges entre étudiants et professionnels a été soulignée. Thibault Bussonnière, en charge des affaires publiques à La Coopération Agricole, a salué la « qualité de l’ensemble des dossiers ». Un constat partagé par Solène Garcin-Berson, Déléguée générale de l’AFRA, pour qui le « regard neuf et innovant » des étudiants a contribué à « challenger et enrichir » les pratiques en interne. Même enthousiasme du côté de Lola Rebollo, Responsable de campagne pour One Voice, qui a salué des échanges « extrêmement précieux » pour son organisation, et de Raphaëlle Eyraud (Public Affairs Manager de Boehringer Ingelheim), qui s’est dite « bluffée » par la qualité de certains dossiers et par la capacité des étudiants à « embrasser la complexité » du sujet proposé.
Un enthousiasme partagé par les membres externes du jury
Les membres externes du jury, tous et toutes spécialistes des affaires publiques, ont également souligné la portée pédagogique de l’exercice. Pour Barbara Granatelli (Directrice des affaires publiques Europe, Moyen Orient et Amérique hispanique d’Edenred), le Concours constitue une « opportunité unique de se confronter à un cas concret en affaires publiques », les étudiants ayant fait preuve d’une « rigueur d’analyse remarquable ». Hervé Gastaud (Délégué général du Syndicat de la Construction Métallique de France) a de son côté rappelé que « le lobbying, lorsqu’il est pratiqué avec éthique, est une composante normale de la démocratie ». Enfin, Blaise Mistler (Directeur des relations institutionnelles de la SACEM) a salué des dossiers « réalistes et opérationnels, parfois originaux et toujours intéressants », concluant que « ce Concours contribue à faire mieux connaître les métiers des affaires publiques ».
Des dossiers de qualité boostés par un accompagnement et des outils innovants
La réussite du Concours tient également à l’implication de partenaires qui accompagnent les étudiants tout au long de l’exercice. L’association Les Jeunes Lobbyistes, dont plusieurs membres ont accompagné les étudiants dans leurs réflexions, a tenu à féliciter chaleureusement l’ensemble des participants, retenant « la qualité des échanges, la pertinence des analyses et le professionnalisme des livrables ».
Robin Osmont, cofondateur de la plateforme de veille Dixit, partenaire technique, a quant à lui salué la capacité des étudiants à démontrer leur envie de « se confronter aux réalités du métier des affaires publiques ». Enfin, Clémence Vatier, General Manager France de POLITICO, partenaire média du Concours et fournisseur d’expertise via la plate-forme abonnés POLITICO Pro, a souligné que cet exercice permet aux étudiants de « développer des réflexes qui seront utiles dans leur vie professionnelle ».
Le cabinet Spin Partners, organisateur du Concours du Lobbying, remercie chaleureusement toutes les personnes et organisations qui ont contribué à la réussite de cette édition 2026 : partenaires, jurés, ainsi que les étudiants et leurs professeurs.

Pour en savoir plus : palmarès de l’édition 2026
